Casino Google Pay 2026 : Régulation, retraits et pièges

Casino Google Pay 2026 : le paiement mobile face à la régulation française

Google Pay s’est installé dans le quotidien des achats en ligne. Payer un café, un abonnement, un billet de train : tout passe par le smartphone. La question qui revient de plus en plus souvent sur les forums de joueurs concerne l’usage de cette méthode dans les casinos en ligne. Et la réponse française est plus nuancée que ce que laissent entendre les comparateurs internationaux.

Ce guide explique précisément où Google Pay fonctionne, pourquoi il est rare chez les opérateurs agréés par l’Autorité Nationale des Jeux (ANJ) et ce qui se cache derrière les plateformes offshore qui l’affichent en gros sur leur page de dépôt. L’approche reste la même depuis dix ans sur ce marché : on sépare le légal du toléré, et on ne confond pas fluidité technique avec sécurité réglementaire.

Comment fonctionne Google Pay dans un casino en ligne

Google Pay n’est pas un portefeuille fermé comme Skrill ou Neteller. C’est une surcouche qui masque une carte bancaire enregistrée, souvent une Visa ou une Mastercard. Le joueur valide le dépôt avec son empreinte ou son code. L’argent part de la carte, pas d’un solde Google. Cette distinction technique explique beaucoup de choses sur les frais, les délais et les refus.

Sur le plan comptable, le casino reçoit un paiement par carte. La banque émettrice voit le mémo « Google Pay » ou un identifiant de portefeuille. Certaines banques françaises bloquent encore ces transactions vers des marchands classés comme jeux d’argent, parce que le code MCC de l’opérateur reste celui du casino, pas celui d’un achat de bien numérique. Le masking ne supprime pas la nature du paiement, il simplifie seulement la saisie.

Un détail que peu de joueurs vérifient : Google Pay ne propose aucune protection acheteur comparable à PayPal. En cas de litige avec un casino non autorisé, le chargeback dépend entièrement de la politique de la banque émettrice. Le portefeuille mobile n’intervient pas. L’argent est rarement récupérable une fois le dépôt accepté et misé.

Google Pay est-il vraiment accepté par les casinos en ligne en France ?

La réponse directe est non, du moins pas chez les opérateurs agréés ANJ. Les plateformes légales françaises de poker et de paris sportifs intègrent rarement Google Pay, car cette méthode est historiquement liée aux cartes étrangères et aux marchands à risque. En revanche, de nombreux casinos offshore qui ciblent les joueurs français affichent le logo Google Pay sans toujours le rendre disponible une fois l’inscription terminée.

La spécificité française : l’ANJ, le monopole et l’absence de casino en ligne légal

En France, il faut le rappeler, les casinos en ligne au sens strict — machines à sous, roulette, blackjack contre la maison — ne sont pas autorisés. La loi ne reconnaît que les paris sportifs, les paris hippiques et le poker en ligne sous licence ANJ. Des plateformes comme Betclic, Winamax ou Parions Sport opèrent dans ce cadre. Elles peuvent proposer une section « casino » mais celle-ci se limite souvent à des jeux gratuits ou à des expériences sans enjeu réel.

Conséquence directe : un joueur français qui cherche une machine à sous en argent réel doit se tourner vers un casino basé à l’étranger. Ces opérateurs détiennent des licences d’autres juridictions, comme Curaçao ou Malte, mais n’ont pas le droit de proposer leurs services aux résidents français. Leur présence dans les résultats de recherche ne change pas cette réalité juridique.

Cette tension structurelle explique pourquoi Google Pay y est plus visible. Les opérateurs offshore doivent convaincre rapidement des utilisateurs habitués à payer avec leur téléphone. L’ajout d’un logo Google Pay coûte moins cher qu’une intégration Skrill et rassure une partie du public. Mais l’accès à la méthode varie selon le pays de résidence déclaré et la carte utilisée. Les cartes françaises sont souvent refusées au premier essai.

Quelle est la réglementation qui encadre les paiements dans les casinos ?

En France, c’est l’ANJ qui contrôle les flux financiers des opérateurs agréés. Chaque dépôt doit passer par des prestataires de paiement identifiés, avec blocage des cartes émises par les banques françaises pour les sites non autorisés. La direction générale des finances publiques applique également des restrictions. Pour Google Pay, cela signifie que la méthode n’est viable que sur des plateformes offshore, hors contrôle de l’ANJ.

Opérateurs agréés versus plateformes offshore : le contraste en pratique

Le contraste se voit dès l’inscription. Chez un opérateur ANJ, le joueur doit fournir un justificatif d’identité et un RIB français. Les dépôts passent par des cartes bancaires classiques, parfois par PayPal, mais rarement par Google Pay. Chez un acteur offshore, l’inscription est plus rapide, les méthodes de paiement plus nombreuses, et Google Pay apparaît comme une option parmi une dizaine. La fluidité est mieux pensée, mais la protection juridique, elle, disparaît.

Ce n’est pas un hasard si les comparateurs internationaux classent les casinos Google Pay sans jamais mentionner l’ANJ. Leur modèle économique repose sur l’affiliation vers des plateformes non françaises. Un joueur qui suit ce classement sans vérifier la licence se retrouve dans une zone grise où ni la médiation de l’ANJ ni les tribunaux français ne sont d’un grand secours en cas de litige. Les contrats stipulent généralement une juridiction étrangère et une langue étrangère.

Il y a un deuxième contraste, moins visible : la vitesse de retrait. Les casinos agréés français doivent respecter des délais de paiement encadrés, souvent sous 48 heures pour les portefeuilles. Les offshore promettent des retraits instantanés, mais conditionnent la sortie à des vérifications KYC supplémentaires, à des volumes de mise et parfois à des frais cachés. Google Pay ne sert qu’à déposer ; il ne peut pas recevoir de retraits. Le joueur doit donc choisir une deuxième méthode, souvent un virement bancaire international.

Les casinos avec licence française acceptent-ils Google Pay ?

Non, pas dans les faits. La liste des méthodes de paiement autorisées par l’ANJ est limitée et privilégie les circuits traçables comme la carte bancaire directe, le virement SEPA ou certains portefeuilles agréés. Google Pay, qui n’est pas un établissement de paiement indépendant, n’est pas intégré chez les opérateurs historiques. Si un site se présente comme un casino français et affiche Google Pay, il y a fort à parier qu’il s’agit d’une plateforme offshore maquillée.

Le paysage réel des casinos qui acceptent Google Pay

Sur les marchés où le casino en ligne est régulé, comme le Royaume-Uni ou l’Allemagne, Google Pay est rare chez les opérateurs titulaires d’une licence locale. Le même schéma se reproduit en France. Ce sont surtout des casinos basés à Curaçao, sous licence souvent opaque, qui intègrent Google Pay pour capter les dépôts par carte. Les marques que l’on croise dans cette catégorie incluent des noms comme Wild Sultan, Tortuga, Lucky8 ou encore Nine Casino, selon les périodes et les bannières.

Il faut distinguer deux choses. D’un côté, l’affichage du logo Google Pay sur une page de dépôt. De l’autre, la disponibilité réelle de la méthode pour un résident français. Beaucoup d’opérateurs affichent Google Pay de manière générique, puis renvoient une erreur lorsque la carte est française. D’autres limitent Google Pay aux clients de certains pays. Le logo remplit alors une fonction marketing, pas une fonction de paiement.

Les forums de joueurs français donnent une image cohérente : Google Pay fonctionne parfois via des cartes prépayées virtuelles, mais rarement avec une carte bancaire française classique. Les banques hexagonales appliquent des règles strictes sur les paiements vers les jeux d’argent non régulés. La Banque de France n’interdit pas directement Google Pay, mais les contrats des réseaux Visa et Mastercard intègrent des clauses de conformité qui bloquent la transaction.

Type d’opérateur Licence Google Pay Protection ANJ Retrait vers Google Pay
Opérateur agréé ANJ (poker, paris) France, ANJ Rarement proposé Oui, médiation possible Non
Casino offshore (Curaçao, autres) Étrangère, souvent peu exigeante Affiché souvent, disponible parfois Non, aucun recours ANJ Non
Casino offshore avec miroir français Étrangère, site traduit Variable selon le pays Non, risque élevé de conflit Non

Le tableau montre une réalité simple : Google Pay ne change pas la nature de l’opérateur. C’est un outil de dépôt. Il ne confère aucune légalité supplémentaire. Trop de joueurs pensent qu’un site qui accepte un paiement mobile moderne est forcément fiable. C’est une confusion entre la couche technique et le statut réglementaire.

Quels sont les opérateurs français légaux qui proposent une pseudo-section casino ?

Aucun opérateur agréé ANJ ne propose de machines à sous en argent réel. Ceux qui utilisent le mot casino dans leur communication, comme Parions Sport ou Winamax, le font pour désigner une rubrique de jeux gratuits ou de jeux de grattage probables. Google Pay n’est pas nécessaire dans ce cadre puisque aucun enjeu réel n’est déposé.

Le mécanisme des frais et des plafonds

Google Pay en lui-même ne facture rien au joueur. Le coût éventuel vient de la carte sous-jacente, des frais de conversion si le casino libelle ses dépôts en devises, et des éventuels frais de dépôt appliqués par l’opérateur. Les casinos offshore affichent souvent des dépôts minimums bas, autour de 10 à 20 euros, mais cette attractivité est trompeuse. Le joueur peut perdre 3 % en frais de change si la carte est en euros et le compte en dollars.

Autre point : les plafonds. Google Pay hérite des limites de la carte enregistrée. Si la carte plafonne à 500 euros par transaction, Google Pay ne pourra pas dépasser ce seuil. Sur un casino offshore qui encourage des dépôts de 1 000 euros, le joueur se retrouve bloqué au moment de valider. L’usage d’une carte de débit française classique, souvent plafonnée à 1 000 euros par mois hors plafond spécifique, freine aussi les gros dépôts. Ce n’est pas un défaut de Google Pay, mais une conséquence de la chaîne carte-mobile.

Google Pay permet-il les retraits sur un casino ?

Non, Google Pay ne fonctionne que pour les dépôts. Les casinos qui l’acceptent exigent une méthode de sortie distincte, généralement un virement bancaire, une cryptomonnaie ou un portefeuille électronique. Cette asymétrie est un signal important. Un joueur qui dépose en trois secondes avec son téléphone devra parfois attendre cinq jours ouvrables pour récupérer ses gains via un virement SEPA international.

La régulation future du marché français et le parallèle allemand

La France n’a pas fait évoluer son cadre des jeux en ligne depuis des années. Les discussions sur l’ouverture des casinos en ligne légaux reviennent régulièrement au Parlement, portées par les opérateurs terrestres et les acteurs numériques. Aucune réforme n’a été votée à ce jour. Le gouvernement a commandé des rapports, l’ANJ a publié des analyses, mais le statu quo demeure. Le joueur français continue d’être confronté à l’offre offshore.

Le marché allemand, lui, a franchi une étape en 2021 avec le Glücksspielstaatsvertrag. Le régulateur GGL autorise les casinos en ligne sous conditions strictes : limite de mise d’un euro par tour sur les machines à sous, blocage des jeux de table en ligne, et interdiction des bonus agressifs. Google Pay y est tout aussi rare chez les titulaires de licence allemande. Le parallèle est instructif : même dans un marché régulé, les portefeuilles mobiles restent marginaux, car les régulateurs privilégient les circuits bancaires traditionnels et la traçabilité.

Si la France s’inspirait du modèle allemand, on verrait probablement l’émergence d’une licence casino dédiée, mais avec des contraintes de dépôt et de vérification renforcées. Google Pay n’y trouverait pas une place naturelle, car les autorités françaises détestent ce qui complique la traçabilité. L’ANJ a déjà imposé des obligations de gel des avoirs et de contrôle des flux. Un paiement mobile masquant la carte d’origine n’est pas compatible avec cette philosophie.

Que peut-on attendre de la régulation française d’ici 2027 ?

Les signaux disponibles suggèrent un durcissement du blocage des sites offshore plutôt qu’une ouverture massive. L’ANJ a renforcé la liste noire des opérateurs interdits et travaille avec les fournisseurs d’accès pour limiter l’accès. Du côté des paiements, les banques françaises appliquent déjà des restrictions. Une légalisation partielle du casino en ligne reste possible, mais elle s’accompagnerait de conditions strictes, peu favorables à Google Pay.

Comparaison avec les autres méthodes de paiement mobile

Apple Pay occupe une position similaire à Google Pay sur ce marché. Les deux méthodes sont des wallets qui masquent une carte bancaire. Les casinos offshore les traitent pratiquement de la même façon. PayPal, en revanche, propose une couche de protection supplémentaire et peut servir aux retraits, mais il est devenu rare sur les casinos offshore qui ciblent la France. Skrill et Neteller restent les portefeuilles de référence pour les joueurs, malgré des frais et des conditions d’utilisation parfois strictes.

Méthode Dépôt Retrait Protection Présence sur offshore
Google Pay Oui, si carte compatible Non Aucune Variable, souvent affichée
Apple Pay Oui, si iPhone et carte compatible Non Aucune Similaire à Google Pay
PayPal Oui, si accepté Oui Forte, litiges possibles De moins en moins fréquent
Skrill / Neteller Oui Oui Limitée, KYC requis Très fréquent
Carte bancaire directe Oui Parfois Chargeback possible Fréquent, mais refus fréquents

Le tableau illustre une asymétrie majeure : Google Pay et Apple Pay excellent pour la vitesse de dépôt, mais ne servent à rien pour la récupération des fonds. Un joueur qui cherche avant tout la fluidité peut y voir un avantage. Un joueur qui réfléchit en termes de cycle complet — déposer, jouer, retirer — comprend vite que la méthode est un cul-de-sac.

Pourquoi Google Pay est-il si rare chez les opérateurs fiables ?

La raison tient à la conformité bancaire. Les opérateurs agréés doivent déclarer précisément l’origine des fonds et l’identité du payeur. Google Pay insère une couche qui complique cette transparence, même si la carte sous-jacente est connue. Les services de conformité préfèrent la carte directe, le virement ou les portefeuilles agréés. Sur les marchés régulés, cette frilosité n’est pas un bug, c’est une politique délibérée.

Les pièges à éviter avec Google Pay sur les casinos

Le premier piège, c’est l’inscription précipitée. Un joueur voit Google Pay, dépose 50 euros, perd, et ne peut plus retirer le bonus parce que le wager n’est pas atteint. Il réalise ensuite que la plateforme n’a aucune licence française et que son recours est inexistant. La fluidité du dépôt a anesthésié la prudence.

Le deuxième piège, c’est le change de devises. Beaucoup de casinos offshore libellent les comptes en dollars, en livres ou en cryptomonnaies. Google Pay ne gère pas la conversion à l’avantage du joueur. La banque applique un taux de change majoré, puis le casino peut appliquer une autre majoration au retrait. Les pertes de conversion peuvent atteindre 5 % sur un cycle complet.

Le troisième piège, c’est la confusion entre le portefeuille mobile et la protection consommateur. Google Pay ne rembourse pas les dépôts litigieux vers les jeux d’argent. Le chargeback est possible via la banque, mais les banquesLe chargeback est possible via la banque, mais les banques françaises classent ces transactions comme des paiements à l’étranger et refusent souvent d’ouvrir un litige pour un jeu d’argent. Le joueur se retrouve face à un mur administratif. Cette absence de recours est un argument de plus pour rester sur des plateformes où la loi française protège au minimum le paiement.

Le quatrième piège, c’est le bonus de bienvenue. Les casinos offshore qui acceptent Google Pay mettent en avant des bonus de 200 % ou des tours gratuits, mais les conditions de mise sont rarement transparentes. Le joueur dépose via Google Pay, reçoit le bonus, et découvre ensuite un wager de 40x. Il ne peut plus retirer tant qu’il n’a pas misé 2 000 euros. Les opérateurs légaux français, eux, n’offrent pas de tels bonus sur les jeux de casino (puisqu’ils n’en proposent pas en argent réel), et les bonus de poker ou de paris sportifs sont strictement encadrés par l’ANJ. Le contraste est saisissant : d’un côté une promesse agressive adossée à un labyrinthe de conditions, de l’autre une offre modeste mais vérifiable.

Le cinquième piège est plus sournois. Google Pay masque la carte, mais pas l’identité bancaire. Un joueur qui dépose sur un site offshore avec une carte française laisse une trace claire chez sa banque. En cas de contrôle fiscal ou de litige, l’opération est visible. Les casinos légaux ne posent pas ce problème : les établissements agréés ANJ déclarent les mouvements aux autorités, mais dans un cadre prévu par la loi. Le hors-cadre expose à des interprétations défavorables, surtout si les gains ne sont pas déclarés.

Les signaux qui doivent alerter avant d’utiliser Google Pay sur un site

Un joueur attentif peut repérer en cinq minutes si une plateforme affichant Google Pay mérite confiance. Ces signaux ne sont pas une science exacte, mais ils réduisent le risque de se faire piéger. Le premier est l’absence de licence ANJ ou d’une mention claire du régulateur en pied de page. Les opérateurs légaux l’affichent parce qu’ils y sont obligés. Les offshore la noient dans des conditions générales illisibles.

Le deuxième signal est la langue du service client. Un casino sérieux qui cible la France propose un support en français, pas une traduction automatique. Le troisième est la présence de Google Pay sur un site qui prétend être un casino français : c’est presque toujours un faux signal. Aucun opérateur ANJ ne l’intègre. Le quatrième, enfin, est la promesse de retrait instantané vers Google Pay. Comme expliqué plus haut, le wallet ne reçoit pas de fonds. Si une plateforme l’affirme, elle ment, et donc tout le reste est suspect.

  • Absence de licence ANJ ou de mention du régulateur français
  • Support client en anglais ou en français approximatif
  • Logo Google Pay affiché alors que le site prétend être légal en France
  • Promesse de retrait instantané vers Google Pay
  • Bonus de bienvenue sans conditions claires

Un casino Google Pay peut-il être fiable ?

Oui, sur un marché étranger régulé, mais pas en France. La fiabilité dépend de la licence, pas du mode de paiement. Un casino sous licence allemande ou britannique qui accepte Google Pay serait soumis à des contrôles stricts, mais il n’aurait pas le droit d’accepter des joueurs français. En pratique, les casinos Google Pay accessibles depuis la France sont offshore, donc moins fiables du point de vue du droit français.

Ce que disent les forums et les avis de joueurs

Les retours sur les forums français sont unanimes sur un point : Google Pay fonctionne rarement avec les cartes bancaires françaises. Les joueurs qui tentent un dépôt via ce moyen rapportent des refus de leur banque, des messages d’erreur au niveau du portefeuille, ou des transactions annulées après coup. Certains parviennent à déposer en utilisant une carte d’un autre pays ou une carte prépayée virtuelles, mais c’est une minorité.

Ceux qui réussissent regrettent souvent la suite : retraits bloqués, demandes de documents supplémentaires, ou fermeture du compte pour « jeu depuis un territoire non autorisé ». Les opérateurs offshore appliquent des clauses qui leur permettent de geler les fonds si le joueur a menti sur sa localisation ou s’il utilise un VPN. Le dépôt par Google Pay, rapide et indolore, n’empêche pas ces blocages.

Les avis publiés sur les sites d’affiliation sont moins fiables. Ils répètent les arguments commerciaux des casinos : bonus élevé, retrait express, aucune vérification. Le logo Google Pay y sert d’accroche visuelle. Mais en fouillant les sections réclamation des forums, on voit une autre histoire : des joueurs français qui ont perdu leur dépôt et n’ont aucun interlocuteur.

Peut-on récupérer son argent si la transaction Google Pay échoue ?

Si le paiement est refusé, l’argent ne quitte pas le compte bancaire. Si le paiement est accepté puis que le casino bloque le retrait, il faut contacter la banque émettrice pour un chargeback. Les banques françaises traitent ces demandes au cas par cas, mais les chances de succès sont minces pour les jeux d’argent. Mieux vaut ne pas en arriver là : vérifier la licence avant de déposer.

L’alternative légale pour jouer en France

Le joueur français qui veut jouer en argent réel n’a pas accès au casino en ligne local. C’est un fait. Mais il a accès à des opérateurs ANJ pour le poker, les paris sportifs et hippiques. Betclic, Winamax, Unibet, Parions Sport et quelques autres proposent des plateformes solides, avec paiement par carte bancaire directe, parfois PayPal, et une protection consommateur réelle. Le jeu de casino y est limité, souvent à des jeux gratuits ou à des variantes de poker.

Cette situation n’est pas satisfaisante pour un amateur de machines à sous. Mais elle a le mérite d’être claire. Le joueur qui choisit malgré tout un casino offshore le fait en connaissance de cause, sans filet de sécurité. Google Pay ne change pas ce calcul. Au contraire, il ajoute une couche de confort qui peut faire oublier la fragilité du cadre.

Pour les paiements, la carte bancaire reste la méthode la plus simple chez les opérateurs ANJ. Elle nécessite une vérification bancaire, mais elle protège via le chargeback en cas de fraude avérée. PayPal, s’il est accepté, ajoute une couche de médiation. Google Pay n’apporte rien de plus que la rapidité, et dans un secteur où les litiges sont fréquents, la rapidité n’est pas une priorité.

Quel est le meilleur moyen de paiement pour un casino en ligne ?

Pour un opérateur légal français, la carte bancaire et PayPal assurent le meilleur équilibre entre simplicité et protection. Pour un casino offshore, aucun moyen de paiement ne rend la plateforme légale. Skrill et Neteller permettent des dépôts plus discrets, mais ne règlent pas le problème de la licence. Google Pay est un simple outil de dépôt, pas un critère de choix.

La position de Google sur les jeux d’argent

Google n’interdit pas explicitement Google Pay pour les casinos, mais ses conditions d’utilisation réservent le service aux marchands agréés. Les applications de casino ne sont pas autorisées sur le Play Store en France pour l’argent réel. Cette politique crée une situation paradoxale : Google Pay peut être intégré sur un site de casino offshore accessible depuis le navigateur, mais pas dans une application native. Les opérateurs offshore exploitent cette brèche en proposant leurs services via des sites web optimisés pour mobile.

Ce décalage reflète une réalité plus large : les wallets mobiles sont conçus pour le commerce de détail, pas pour un secteur aussi contrôlé que les jeux d’argent. Visa et Mastercard imposent des codes MCC stricts. Apple Pay et Google Pay héritent de ces restrictions. Les casinos agréés locaux préfèrent des intégrations directes qui évitent les intermédiaires.

Google Pay est-il plus sûr qu’une carte bancaire sur un casino ?

Non, Google Pay ne modifie pas le niveau de sécurité du paiement sous-jacent. La tokenisation remplace le numéro de carte par un jeton, ce qui réduit le risque de fraude sur le marchand, mais le risque de non-paiement des gains ou de litige reste entier. Pour un joueur, aucune différence pratique avec une carte : si le casino disparaît, l’argent est perdu.

Ce qu’il faut retenir avant de déposer avec Google Pay

Le marché français n’a pas encore trouvé de compromis entre l’offre légale et l’offre offshore. Google Pay ne fait que souligner cette tension. Les opérateurs agréés ANJ l’ignorent, les offshore l’affichent comme un argument marketing. Le joueur qui se focalise sur le mode de paiement rate l’essentiel : la licence, la juridiction, la protection des fonds.

La fiction d’un casino français moderne acceptant Google Pay pour des machines à sous en argent réel n’existe pas. Ceux qui la promettent vendent une illusion. La régulation, si elle évolue, ne se fera pas vers plus de laxisme mais vers plus de contrôle. Les wallets mobiles devront s’adapter à des exigences de transparence qui les rendront peut-être obsolètes pour ce secteur.

En attendant, la prudence reste la meilleure stratégie. Un joueur qui tient à Google Pay peut l’utiliser pour des achats courants, mais pas pour jouer en France. Le dépôt fluide sur un site étranger n’est pas une victoire de la modernité ; c’est un pas vers un espace où les règles françaises ne s’appliquent plus.

Faut-il éviter Google Pay sur les casinos en ligne ?

Oui, si l’objectif est de jouer sur un site fiable et protégé par le droit français. Non, si le joueur accepte les risques d’une plateforme offshore et comprend que Google Pay ne lui apportera aucune garantie supplémentaire. La décision appartient au joueur, mais elle doit être prise en connaissance de cause, pas sur la foi d’un logo coloré.

Les cinq dernières années ont montré une chose : les méthodes de paiement évoluent plus vite que les lois. Google Pay en est l’exemple parfait. Une technologie pratique, largement adoptée, mais inadaptée à un marché du jeu encore figé dans des cadres nationaux rigides. Ce n’est pas une critique de la technologie, c’est le constat d’un décalage structurel.

Le joueur français qui cherche la fluidité la trouvera chez les opérateurs offshore, mais il y perdra la sécurité juridique. Le joueur qui tient à la sécurité restera sur les opérateurs ANJ, où Google Pay n’existe pas. Il faut choisir, et ce choix ne dépend pas du téléphone.